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IN MEMORIAM

Le 18 octobre 2003 , notre chef JO STOF nous quittait.

En son hommage, voici le discours de notre président Alain Demelenne,  lu au cimetière de Marchin où notre chef repose désormais :

  Madame Stoffe,

Jocelyne, Jean, Jessy, Martin,

Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs,

Depuis samedi, j'ai pensé à ce que je devrais vous dire aujourd'hui et ce n'est qu' hier soir que j'ai pu en faire un résumé. Il y a tant de choses à dire sur Jo Stoffe que l'on pourrait en parler des jours durant.

C'est ainsi que je l'entends me dire " Ah ! Président, todis en  d’jinrin moumin". D'accord chef mais cette fois, je n'avais pas été prévenu. .Nous vous attendions samedi pour revivre les souvenirs de ce voyage au Portugal, magnifique voyage qui clôturait un brillant 150ème anniversaire de notre société.  Mais voilà, la journée a été toute différente.

Je pensais, pourquoi , vous, Jo Stoffe, êtes-vous venu à la direction de la Fanfare royale il y a  12 ans. 

Peut-être pour nous, parce que nous commencions à vous connaître. Vous aviez animé pendant quelques années les après-midi de nos carnavals d'enfants. Nous avions aussi pu admirer votre talent lors des soirées des Fêtes de Wallonie. Vous nous plaisiez. Mais pourquoi  Jo Stoffe ?

Pour vous peut-être, parce qu'il y avait un nouveau défi à relever En effet, il y 13 ou 14 ans, notre société était musicalement bien malade, orpheline de chef,  nous ne répétions plus que des morceaux appris et joués par des anciens, … 50 ans auparavant.  Nous commencions à nous lasser.  

 Relever les Joyeux Travailleurs, ce n'était pas gagné !

Avec vous, chef, quel changement. Votre doigté, votre bonne humeur, votre professionnalisme, votre volonté nous ont permis de bien vite redresser la tête, et même de la redresser fièrement. Vous aviez compris que nous ne demandions qu'à progresser. Très vite, il s'est dit qu'il était devenu agréable de répéter le dimanche matin, et de temps en temps, de nouveaux musiciens venaient rejoindre nos rangs. En 12 ans, le compositeur que vous étiez, nous a arrangé, écrit, et fait interpréter quelques 120 nouveaux morceaux, tous sur mesure, pardon, en fonction de vos instruments. Pour autant que les notes, les accords et que la musique soient respectés et bien joués, vous étiez de tous les plans. Les déguisements ne vous faisaient pas peur, nous étions en famille.

 Chef, vous avez fait revivre notre fanfare. Vous avez été un terrible exemple pour nous. Toujours de bonne humeur. Un quart d'heure à l' avance, vous étiez présent à toutes les répétitions et à toutes les manifestations. Vous les vouliez impeccables et sans faille. Sinon, la semaine suivante, avec un air de deux airs qui vous était bien propre vous nous faisiez comprendre qu'il nous restait encore du travail. Vous aimiez la perfection.

 Chef, vous avez été aidé et entouré par votre épouse, par Jocelyne et Jean, par Jessica. Vous pouviez ainsi encore mieux vous occuper de nous. Nous les en remercions très fort.

Chef, nous ne pourrons jamais assez vous remercier  pour tout ce que vous avez fait pour nous. 

 Avant de vous quitter, laissez-moi encore vous rappeler cette dernière image : à la Sainte-Cécile, l’année dernière, vous aviez coiffé mon chapeau de diable. Il vous allait si bien, c’est vrai, vous aviez été pour nous un bon diable .

        Chef, merci et au revoir.  

Marchin, le 22 octobre 2003

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